Publié par Alexandre Moreau

100 g de viande, 2 œufs ou une association végétale : le tableau des équivalences protéiques

Découvrez le tableau d’équivalences protéiques : viande, poisson, œufs, lait, yaourt, fromage et associations végétales. Des repères simples pour composer vos repas sans confusion de portion.

16 septembre 2026

Tableau équivalence protéine : 100 g viande, 2 œufs et options végétales
Tableau équivalence protéine : 100 g viande, 2 œufs et options végétales

Comparer les protéines ne revient pas à chercher l’aliment le plus riche. La portion consommée compte tout autant. Ce tableau d’équivalence protéique permet de comparer rapidement la viande, le poisson, les œufs, les produits laitiers, les féculents et plusieurs sources végétales, puis de composer des repas adaptés à son appétit, à son activité et à ses habitudes.

Tableau d’équivalence protéique par portion courante

Les valeurs ci-dessous indiquent la quantité de protéines apportée par des portions faciles à identifier au quotidien. Elles servent de repères. Une recette, une marque, le taux d’humidité, l’égouttage ou le mode de cuisson peuvent modifier le résultat final.

Tableau équivalence protéine : comparaison des apports par portion d'œufs, viande, poisson, lait, yaourt et fromage
Tableau équivalence protéine : comparaison des apports par portion d’œufs, viande, poisson, lait, yaourt et fromage
Famille d’aliments Portion de référence Apport en protéines Repère d’équivalence
Viande ou poisson 100 g 20 g Une portion principale très concentrée
Œuf moyen 65 g 8 g Environ deux œufs pour approcher 16 g
Lait 100 ml 3 g Un apport d’appoint au petit-déjeuner ou en collation
Yaourt 125 g 5 g Une source modérée, facile à associer
Fromage 30 g 6 à 9 g Une petite portion pour compléter un repas
Pain 100 g 3 g Un féculent qui ne remplace pas seul une source principale
Riz ou pâtes 150 g 3 à 4 g Un accompagnement à compléter avec une autre source

À retenir : 100 g de viande ou de poisson apportent environ 20 g de protéines, contre 8 g pour un œuf moyen. Un yaourt, un verre de lait ou une portion de fromage peuvent compléter l’apport, mais leur densité protéique reste différente de celle d’une portion de poisson, de viande ou d’une association végétale bien choisie.

Lire une équivalence sans se tromper de portion

Les grammes de protéines ne sont pas les grammes de l’aliment

Une portion de 100 g de poisson ne contient pas 100 g de protéines : dans ce tableau, elle en apporte 20 g. Le reste correspond notamment à l’eau et aux autres constituants de l’aliment. Cette distinction permet de comparer des aliments de poids différents sans confondre la taille de l’assiette avec l’apport protéique réel.

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Un œuf de 65 g apporte 8 g de protéines. Pour se rapprocher de l’apport d’une portion de 100 g de viande ou de poisson, il faut donc envisager plusieurs œufs, ou associer l’œuf à un produit laitier, à des légumineuses ou à une autre source. L’objectif n’est pas de reproduire chaque chiffre au gramme près, mais de construire un ensemble cohérent.

Pourquoi cru, cuit et préparé ne donnent pas toujours le même résultat

La cuisson modifie surtout le poids d’un aliment en lui faisant perdre ou absorber de l’eau. Une portion cuite peut donc sembler plus riche pour 100 g qu’une portion crue, sans que la quantité de protéines ait augmenté. Les sauces, la panure, l’égouttage et les recettes préparées changent aussi le poids et la composition.

Pour comparer correctement deux aliments, utilisez le même état de référence : cuit avec cuit, ou cru avec cru. Identifiez aussi l’ingrédient protéiné avant le mélange. Peser uniquement le plat fini peut brouiller les repères, notamment lorsque les légumes, les féculents, la sauce ou l’eau de cuisson représentent une part importante du poids total.

Sources animales et végétales : comparer aussi la qualité

Les protéines participent à la construction et à la réparation des tissus. Elles interviennent également dans la production d’enzymes, d’hormones et d’anticorps. Elles sont composées de 20 acides aminés, dont 9 sont dits essentiels, car l’organisme ne les fabrique pas.

Les aliments animaux, des repères simples

Viandes, poissons, œufs et produits laitiers sont faciles à repérer dans un tableau d’équivalences. Ils sont généralement présentés comme apportant l’ensemble des acides aminés essentiels. Pour varier les repas, alternez les types de produits plutôt que de chercher un aliment unique à chaque déjeuner et à chaque dîner.

Le fromage demande une lecture nuancée. Une portion de 30 g apporte 6 à 9 g de protéines, mais son intérêt ne se résume pas à ce chiffre. Sa place dépend du reste du repas. Il peut compléter un plat ou une collation, sans remplacer automatiquement une portion entière de viande ou de poisson.

Les végétaux : privilégier les associations

Les légumineuses, comme les lentilles, les pois chiches, les haricots secs et les pois cassés, sont des bases importantes d’une alimentation végétarienne ou végétalienne. Le tofu, le tempeh, le seitan, les céréales complètes, les noix et les graines offrent d’autres possibilités pour varier les repas.

Certains végétaux pris isolément ont un profil en acides aminés moins complet. Varier les sources au cours de la journée aide à compenser cette limite. Une association de légumineuses et de céréales fournit un repère concret : lentilles et riz, pois chiches et semoule, haricots et maïs, ou pain complet avec une préparation à base de légumineuses.

Il n’est pas nécessaire de transformer chaque repas en calcul complexe. La diversité régulière des aliments végétaux est plus utile qu’une recherche permanente de l’équivalence parfaite. Pour remplacer une portion de viande, raisonnez donc à l’échelle du repas et de la journée, plutôt qu’en comparant un seul aliment à un autre.

Calculer son besoin quotidien selon son poids et son activité

Le besoin protéique s’exprime couramment en grammes par kilogramme de poids corporel et par jour. Pour un adulte sédentaire, le repère indiqué ici est de 0,8 g par kilo et par jour. Une personne de 70 kg obtient ainsi une estimation de 56 g de protéines par jour : 70 × 0,8 = 56.

Profil Repère quotidien Logique générale
Adulte sédentaire 0,8 g/kg/jour Couvrir les besoins habituels
Personne légèrement active 1,2 à 1,6 g/kg/jour Accompagner une activité physique régulière
Force, musculation ou endurance intense 1,6 à 2,2 g/kg/jour Soutenir l’entraînement et la récupération

Ces repères servent à estimer un apport global. Ils n’imposent pas une quantité identique à chaque repas. L’âge, l’état de santé, une grossesse, une perte de poids ou une situation de dénutrition peuvent demander une approche individualisée avec un professionnel de santé.

En cas de maladie rénale connue ou de prescription médicale, n’augmentez pas vos apports sans avis adapté. Le poids, le niveau d’activité et le contexte de santé doivent être pris en compte avant de modifier fortement l’alimentation.

Transformer le tableau en repas équilibrés

Le plus simple consiste à répartir les sources protéiques sur la journée, au lieu de concentrer tous les apports le soir. Au petit-déjeuner, le lait, le yaourt, les œufs ou une alternative végétale peuvent compléter les céréales ou le pain. Au déjeuner et au dîner, une source principale s’associe à des légumes et à des féculents selon les besoins énergétiques.

  • Repas avec viande ou poisson : partez d’une portion de 100 g, soit environ 20 g de protéines, puis ajoutez des légumes et un féculent.
  • Repas avec œufs : deux œufs moyens apportent environ 16 g de protéines. Un yaourt ou une préparation à base de légumineuses peut compléter le repas.
  • Repas végétarien : construisez l’assiette autour d’une légumineuse et d’une céréale. Selon vos choix, ajoutez du tofu, du tempeh, des produits laitiers, des œufs, des graines ou des oléagineux.
  • Collation : un yaourt, un verre de lait ou une petite portion de fromage peuvent aider à répartir l’apport sans modifier fortement les repas principaux.

Utilisez enfin ce tableau comme un outil de comparaison, pas comme une obligation de peser chaque bouchée. La satiété, le plaisir de manger, la variété et la régularité comptent aussi dans l’équilibre alimentaire. Des portions adaptées et des sources de protéines diversifiées permettent d’utiliser ces repères de façon simple au quotidien.

Mis à jour le 16 septembre 2026

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Alexandre Moreau

Ingénieur biomécanique passionné, je vous aide à optimiser vos performances grâce aux dernières innovations technologiques en musculation et fitness.

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